Une rencontre avec Florence Hinckel

 

Vendredi 29 avril, Florence Hinckel, autrice jeunesse ciotadenne, est venue au CDI à la rencontre de deux classes de 4e (Nelson Mandela et Simone de Beauvoir). Les échanges ont été préparés par des lectures de romans empruntés auprès de l’enseignante documentaliste Mme Bernos (et grâce à un prêt de la médiathèque d’Aubagne), pendant le cours de français avec M Vivicorsi. Les élèves ont rédigé des questions, sur le métier d’écrivain et sur les titres qu’ils avaient lus.

Le jour J, très avenante, Florence Hinckel a répondu à toutes les questions avec enthousiasme. Elle a raconté ses premiers écrits, à l’âge de 10-11 ans, quand elle a commencé à tenir des journaux intimes, qu’elle considère comme une « mémoire précieuse ». Elle écrivait tous les jours, parfois plusieurs fois par jour et invite nos élèves à faire de même ! C’est l’occasion de découvrir qu’il y a certains écrivains en herbe dans la classe…

A une questions sur les compétences nécessaires pour être écrivain, elle répond : « Il faut savoir raconter une histoire, surtout en littérature jeunesse ; savoir écrire, former des phrases, avoir une forme de talent ; avoir de la pugnacité, une très forte volonté, ne pas se décourager… C’est aussi le hasard, les rencontres. Ma chance, c’est peut-être de ne pas y avoir cru au départ ! ».

 

Elle évoque de nombreux thèmes qui lui sont chers : le féminisme, la science, la défense de causes justes… Et le fait qu’elle n’aime pas être enfermée dans un genre, mais écrit aussi bien des histoires d’ados, que des thrillers, de la science fiction, ou du fantastique…

Nos élèves ont des questions pointues, portant parfois sur des extraits précis tirés de leur lecture. Une élève demande : « Vous avez écrit une phrase qui m’a marquée dans Théa pour l’éternité : « C’est quand on est jeunes qu’il faut apprendre le plus de trucs possible. » Je trouve que c’est vrai, parce que les jeunes ne sont pas assez cultivés et devraient apprendre plus de choses. Est-ce inspiré de votre adolescence ? » L’autrice explique qu’ « après 25 ans, on perd des neurones… et comment on en fabrique ? En réfléchissant, en lisant, en fabriquant des choses… Le tout, c’est de faire fonctionner son cerveau. C’est un âge où on est naturellement curieux. Donc, c’est dommage que l’on se laisser aller devant les écrans à un âge où on a l’esprit le plus vif ! C’est bien aussi d’utiliser son cerveau autrement. »

Une autre se questionne sur Nos éclats de miroir : « Je me suis beaucoup identifiée à cette phrase : « Je me sens tour à tour affreuse et sublime ».  Est-ce que vous aussi quand vous l’avez écrite ? » Florence Hinckel confie que c’est le seul roman pour lequel elle s’est vraiment inspirée de ce qu’elle faisait et ressentait quand elle était elle-même adolescente…

Et quand un troisième interroge : « Est-ce que vous êtes pour qu’on nous oblige à lire vos livres au collège ?»,  la meilleure des réponses, c’est quand à la fin, une s’avance, pour confier à quel point elle a été touchée par Nos éclats de miroir, qui lui a donné envie depuis de lire d’autres romans… Et c’est bien pour ça que nous, enseignants, incitons très fortement nos élèves à lire !!! Et c’est bien pour ça que des auteurs écrivent pour la jeunesse !!! Avec le même espoir qu’un jour, un jeune va découvrir le texte qui lui correspond et lui donne le goût de lire…

Mme Bernos

Professeure Documentaliste du Collège des 16 Fontaines

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